La diffusion cellulaire (Cell Broadcast) est une technologie qui permet d’envoyer des messages à tous les utilisateurs mobiles d’une zone géographique définie. Elle fonctionne un peu comme la radio : les messages sont reçus par tous les utilisateurs dont le téléphone est allumé, même si les données mobiles sont désactivées. Le système fonctionne sur tous les types de téléphones, pas seulement les smartphones, et quel que soit le type d’abonnement ou le statut prépayé.
Cependant, la gravité d’un incident n’est qu’un facteur parmi d’autres. D’autres éléments clés incluent la temporalité (si l’alerte doit être envoyée en quelques secondes – par exemple pour les tsunamis ou les séismes – ou en quelques minutes, comme pour des inondations ou des accidents industriels) et le nombre de personnes à alerter. En réalité, assez peu d’incidents nécessitent de toucher des millions de personnes en quelques secondes. Dans la plupart des cas, il est préférable de notifier uniquement les personnes réellement exposées aux risques, dans une zone ciblée, même étendue. Et non, le SMS géolocalisé ne surcharge pas nécessairement le réseau.
Les principales limites de la diffusion cellulaire :
La diffusion par SMS géolocalisés (location-based SMS) utilise la plateforme SMS-C au sein du réseau cœur des opérateurs mobiles. Tous les opérateurs disposent de cette plateforme pour gérer le trafic SMS entre abonnés (Personne à Personne – P2P) ou pour des applications (Application à Personne – A2P), comme leurs équipes marketing ou les services bancaires.
Le problème vient de la capacité limitée du SMSC (nombre de SMS par seconde). Cette limite globale, qui concerne déjà les types de SMS mentionnés, s’applique aussi aux SMS d’alerte à la population. L’augmenter peut devenir coûteux pour l’opérateur.
Pour y répondre, Intersec fournit un module SMSC spécifique à ses systèmes d’alerte (FDA ou première tentative de distribution). Ce module gère uniquement les SMS A2P et peut délivrer des milliers de SMS par seconde avec une empreinte matérielle très faible. Ainsi, les alertes LB-SMS n’impactent pas le trafic existant et permettent d’estimer précisément le temps nécessaire pour atteindre toute la population.
La GSMA et plusieurs grands opérateurs – VEON, KDDI, Globe, Safaricom, Telefónica, MTN et Axiata Group – recommandent de déployer conjointement la diffusion cellulaire et les SMS géolocalisés, afin d’utiliser la connectivité numérique pour protéger tous les citoyens. Lors du CAP Workshop 2025, Benoît Vivier (EENA) a classé cette approche comme la meilleure pratique pour les systèmes d’alerte précoce en Europe.
Pourquoi ? En résumé : la diffusion cellulaire délivre des alertes instantanées, fortes et distinctives (audibles même en mode silencieux) à très large échelle. Les SMS géolocalisés permettent d’envoyer des messages texte à tous les utilisateurs d’une zone précise et offrent des capacités avancées de gestion de crise.
En combinant les deux technologies, les autorités publiques peuvent adapter leur stratégie de communication selon :
Exemples de la diffusion cellulaire et des SMS géolocalisés
Plus d'information : Système d'alerte à la population